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Je vivrai vivant

« Il faut vivre, ou survivre, sans poème, sans blesser tous ceux que j’aime, être heureux ou malheureux. Vivre seul ou même à deux » D. Balavoine, chanteur, compositeur et complotiste.

Vivons-nous vraiment ou faisons-nous notre possible pour ne pas mourir trop malheureux ? Encore une question existentielle qui retourne les tripes. Une question que peu choisissent de se poser, au risque de sombrer dans une dépression sans issue. Combien d’entre nous ont déjà ouvert cette boîte de Pandore ? Car oui, une fois la réflexion amorcée, il est compliqué de faire comme si rien ne s’était passé. Est-ce donc lâche ou sage, de ne pas se poser la question ?


Nous pouvons regarder ces deux dernières années comme deux années en conditionnelle, ou alors simplement comme l’ajout du barreau de trop. Celui qui nous fait réaliser que dès la naissance, on en prend pour perpète, et ce jusqu’à la mort (et encore… on n’est pas sûr). Un mariage forcé... ou une autre grande question existentielle qui se pose une fois décrété que ce n’est qu’un cauchemar. Vais-je me réveiller ? Oserai-je quitter ce « rêve » ? Aurai-je la force ? Qui suis-je pour vouloir vivre différemment ? Oui… Qui suis-je ?

Un ralentisseur pour certains et un accélérateur de conscience pour d’autres. Voilà les deux faces d’une même immense pièce où l’on décide d’être spectateur, comédien ou metteur en scène. Tiens… encore une limite. Pourquoi ne pas simplement être les trois à la fois ?



Cette ère pleine de questionnements est aussi celle d’un élargissement des possibles dans ce QCM. Une nouvelle option qui coche toutes les cases devient de plus en plus commune dans nos examens de vie. Réponse Z : c’est MA vie ! N’est-ce pas culotté de cocher cette case en ce début de siècle où il faut absolument penser et agir pour la communauté ? Ou… jouer à la roulette piqueuse pour protéger les autres au risque de s’empoisonner soi-même ? Ou… ne pas déranger l’ordre établi pour le bien commun ? Etc. etc. etc. Culotté ou égoïste ?


La seule chose que je sais en latin est : « Ego sum », qui veut dire : « Je suis » ! Alors comment être sans égoïsme ? Est-ce que c’est être au détriment de l’autre ? Ou est-ce s’empêcher d’être pour l’autre ? Mêmes mots, différentes perspectives… Et des angles, nous pouvons en observer à l’infini. Mais quand on réalise à quel point il est rare d’avoir à 200 % les mêmes envies de vie qu’une autre personne, refuser l’égoïsme n’est-il pas la promesse d’une vie avec peu de bonheur quand cet autre représente des milliards de personnes ?

L’empathie, cette bonne pâte, nous entraîne dans 99 % des cas à faire nos choix pour les autres et un peu pour soi. Ou alors pour soi et pour les autres. Mais quand on comprend que la vie, c’est fait pour faire pour soi DONC pour les autres, il ne reste plus qu’à passer à la pratique et savourer cette « vraie » abondance à laquelle on ne s’habitue jamais.


S’octroyer sa vie

Entre la peste et le choléra, il te faudra choisir ! Cela aurait pu être une nouvelle devise politique. Alors que nous pouvons aisément admettre de cœur qu’il est toujours possible de trouver une solution plus idéale, et sans faire de mal à qui que ce soit, le choix n’en reste que trop souvent binaire : c’est oui ou c’est non ? C’est ça ou rien ! Mais c’est qui, ce « on » ? Lui laisser le pouvoir, c’est se retirer de l’équation. Alors que ce « on » ne peut pas exister dans notre vie sans nous ! Une fois de retour dans le calcul, ne pouvons-nous pas nous offrir nous-même, égoïstement, un choix différent ?

Je prends pour exemple un sujet qui souvent nous rapproche et nous touche absolument TOUS : la santé. Ces derniers temps l’ont montré très concrètement : c’est ça ou rien ! Quand on parle santé en France, la liberté de choisir comment gérer sa santé est aux abonnés absents dans cette communauté pour laquelle nous devons nous renier. La naturopathie est largement reconnue dans le monde SAUF en France et en Italie. Les pratiques intégratives ou celles dites alternatives ne sont pas prises en charge par la Sécurité sociale que tout le monde, je dis bien tout le monde, paye… Leur développement est un long chemin tortueux et souvent sans issue. Et quand la logique de santé étatique ne peut plus rien pour vous, vous êtes juste condamné à mourir silencieusement en disant merci pour le fait que tout sera fait pour que cela se passe lentement mais sans souffrir.

Mais un jour, des personnes ont décidé de ne pas accepter cette sentence et ont coché la case Z : c’est MA vie. C’est ma vie, et je décide de lui faire honneur en faisant le choix d’aller voir ailleurs si je ne m’y retrouve pas un peu plus. Et OOOOOHHHH miracle ! Wowwww, j’y suis ! Suis-je une exception ? Oui, tu es l’exception qui ne confirme pas la règle. Tu es celle qui en crée de nouvelles ! Mais la chose qui coince, c’est qu’il t’est maintenant impossible de ne pas le partager avec d’autres. Et ooooohhh quelle surprise, tu n’es pas seul !


« L’infini est bien trop vaste pour se limiter à la moitié. »

Un jour on se réveille, et il n’est plus possible d’acquiescer sans rien dire. Un jour, on se rend compte que l’on peut faire plus que vivre au rythme imposé. Un jour, on décide d’explorer la vie sans fuir la mort. Un jour, une vie encore plus riche et heureuse nous semble possible… Et devinez quoi, après avoir ressenti ça rien qu’une seule seconde dans chacune de vos cellules, plus rien d’autre ne comptera ! Et vous passerez votre vie, conscient on non, à retrouver ce moment d’éternité.


Danny M.

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